samedi 3 décembre 2011

Rebasage en prothèse totale

Le rebasage signifie le renouvellement total de la base d’une prothèse en vue de sa meilleur adaptation à tout les tissus.
Il convient de distinguer le rebasage du remarginage des bords.
Indications du rebasage :
- amélioration de la valeur mécanique et fonctionnelle d’une base prothétique qui à perdue avec le temps son adaptation mécanique mais satisfaisante du point de vue esthétique.
- suite à une résorption osseuse physiologique, appareillage juste après l’extraction.
- résorption pathologique due à l’existence de maladie à caractère évolutif (diabète).
- rendre plus stable et plus confortable une prothèse très ancienne appartenant à un patient très âgé (un infirme).
- répartir la D.V.O correctement.
- pour modifier le niveau du P.O.P.
- dans le cas de base poreuse.
Contres indications :
- une prothèse peu esthétique.
- la grande instabilité de la prothèse.
- une grave erreur d’occlusion.
La technique :
Technique directe à la résine auto :
Elle se réalise à titre exceptionnel de manière très rapide car réalisée en bouche, elle présente des inconvénients liées à la résine qui peut brûler la muqueuse, elle peut indisposer le malade d’une allergie au monomère.
Des porosités qui apparaissent dans le temps entraînent des micro anfractuosités pouvant retire les aliments et déclancher des maladies tel que les mycoses, et entraîner la mauvaise haleine, il aura une mauvaise union entre les deux résines.
Technique indirecte :
- faire une empreinte analytique (secondaire) de réadaptation anatomo-fonctionnelle.
- le remarginage des bords de la prothèse avant le rebasage avec la pâte de Kerr (postérieur, latéral, vestibulaire, antérieur).
Il se fait comme une empreinte secondaire :
- couler l’empreinte au laboratoire.
- retirer le matériel de l’intrados.
- faire une mise en articulateur.
- faire un montage correct (l’occlusion en articulé de Tench).
- réajuster la plaque basse.
- finir la cire, et faire la mise en moufle.
- faire la polymérisation et faire la finition

la technique piézographique

L’enregistrement piézographique détermine le volume dans lequel doit être élaborée la prothèse. Il est essentiel de respecter cet enregistrement afin de ménager la place nécessaire à la langue ainsi que celle des muscles, des lèvres et des joues dans le but d’obtenir le bon équilibre recherché par le chirurgien dentiste.

2-DEFINITION ET BUT DE LA PIEZOGRAPHIE

• piézographie est issue de deux mots grecs:
-PIZEN: qui signifie comprimer
-GRAPHIEN: qui signifie sculpter

• Partir de ces racines, nous pouvons déjà entrevoir ce que sera la piézographie, mais nous pouvons définir avec plus de précision la piézographie comme étant l’utilisation des modelages produits par la langue et la sangle buccinato-labiale (dirigée ou faisant intervenir la déglutition et la phonation) sur des matériaux qui, placés en bouche dans un état plastique contrôlé, durcissent ou se polymérisent après un intervalle de temps bien défini selon le produit utilisé.

• Ayant comme champ d’application la prothèse adjointe totale, la piézographie a pour but de déterminer un espace prothétique et donc un volume modelé de prothèses, tel que celles-ci soient le moins possible sollicitées par la dynamique de la langue et de la sangle buccinato4abiale ce qui rend les forces déstabilisatrices et antagonistes provenant des masses musculaires périprothétiques (rarement symétriques) inférieures aux forces de rétentions des prothèses.» (R. SAMOIAN)

3-INDICATIONS

n l’indication majeure d’une piézographie est l’édentation bimaxillaire à résorptions osseuses importantes donnant des crêtes faibles ou plates, voire même négatives. Mais aussi dans le cas d’édentations totales unimaxillaires mandibulaires de même type de résorptions.
- Ce type de travail peut aussi être préconisé dans le cas de macro-glossies

- c’est aussi un bon procédé pour l’appareillage des édentés totaux atteints de paralysie faciale.
- les pertes osseuses importantes sont aussi traitées de cette manière.
- Ces indications sont, semble-t-il, les plus importantes dans le cas d’édentations totales ou unimaxillaires mandibulaires.

n Toutefois le praticien, s’il le juge nécessaire, peut également l’utiliser dans d’autres cas de figures. D’après les dernières recherches du Professeur Robert SAMOIAN de la Pitié Salpétrière, ce type d’enregistrement de l’espace prothétique devrait être utilisé pour la réalisation de prothèses mandibulaires adjointes fixées sur implants.L’enregistrement de la musculature périprothétique est un élément déterminant pour la réalisation de l’empreinte piézographique inférieure

Musculature périprothètique

n clip_image002Externe:

1) carré du menton ;

2) houppes ;

3) orbiculaire;

4) modiolus ;

5) buccinateur;

6) ligament ptérygomaxillaire ;

7) triangulaire;

8) grand zygomatique ;

9) canin ;

10) releveur profond lèvre supérieure.

n Linguale: (il):

12) styloglosse;

13) hyoglosse;

14) lingual profond ;

15) génioglosse;

16) lingual supérieur.

n Divers:

17) branche montante;

clip_image00418) masséter;

19) espace prothétique.

Dynamique linguale

1)rétraction-élévation:
2) styloglosse ;
3) amygdaloglosse;
4) palatoglosse,
5) rétraction simple: (constricteur supérieur du pharynx-faisceau lingual),
9) protaction : génioglosse,
11) rétraction-abaissement ;
7) hyoglosse ;
8) lingual inférieur,
10) mandibule
6) os hyoïde.

4-ESPACE NATUREL ET ESPACE VIRTUEL :

n Chez le denté, il y a entre les joues, la langue et les lèvres, un espace que créent naturellement les arcades dentaires (coupe frontale passant par les premières molaires)».(R. SAMOIAN)

n C’est dire que l’espace naturel situe le milieu buccal denté avant extraction. Les joues sont soutenues par les molaires, prémolaires et les lèvres par les incisives et les canines.

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n Chez l’édenté total (surtout ancien) la langue est généralement devenue plus puissante et volumineuse pour compenser la perte d’efficacité des fonctions orales.

n Parallèlement, la sangle buccinato-labiale a perdu de sa tonicité. L’espace entre les joues et les lèvres d’une part, et la langue d’autre part, est devenue un espace virtuel inutilisable tel quel pour la réhabilitation prothétique.» (R. SAMOIAN)

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n Chez la personne édentée depuis longtemps, le plus souvent, la langue augmente de volume (ou macroglossie) afin de trouver des contacts avec la musculature buccale environnante pour restaurer les fonctions de phonation.

n clip_image011A cause du manque de soutien, toute la musculature; joues et lèvres, a perdu de sa tonicité et le vide entre la langue et celles-ci, appelé espace virtuel, ne peut être aménagé sans préparation pour la confection d’une prothèse.

5-CREATION D’UN ESPACE PROTHETIQUE PAR LA PIEZOGRAPHIE

Utilisation de la déglutition

§ Cours de la déglutition, les muscles élévateurs rapprochent les maxillaires jusqu’à ce que cette élévation soit arrêtée par la langue ; le fort dynamisme de celle-ci chasse vers les joues un matériau piézographique confiné dans un espace clos par suite de la fermeture de l’orifice buccal. La sangle buccinato-labiale est refoulée vers l’extérieur, d’où un espace prothétique en situation vestibulaire.»

§ Apparamment, lors de la prise de l’empreinte piézographique, la base résine est mise en bouche avec le matériau, au moment de la déglutition, la mandibule se rapproche du maxillaire jusqu’à ce que celle-ci soit stoppée par la langue dont la puissance chasse la pâte vers l’extérieur de la base, du fait du manque de place; tout ceci pousse les joues et les lèvres, ce qui donne un volume trop avancé pour effectuer une prothèse.

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Utilisation de l’espace de repos

§ L’équilibre entre les muscles élévateurs et abaisseurs correspond un espace peu fiable. Le faible tonus des muscles d’une part, et l’occlusion labiale d’autre part, font que les piézographies réalisées sont volumineuses et peu significatives.

§ Il paraîtrait, que les empreintes prises, muscles au repos, c’est-à-dire, joues, lèvres et langue inactives, sont en général assez épaisses et donc non fiables.

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Utilisation de la phonation

§ Les inconvénients vus précédemment disparaissent. En effet, l’inocclusion labiale permet au matériau de la piézographie en excès de s’échapper de la cavité buccale. Par ailleurs, des phonèmes bien choisis permettent aux muscles élévateurs et abaisseurs de s’équilibrer à une hauteur de dimension verticale dite phonétique, point de départ du futur plan de montage.

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§ La sangle buccinato-labiale, modérément sollicitée par des phonèmes sélectionnés, équilibre les forces engendrées par une langue dont l’extension peut être importante. Loin d’être sur où sous-dimensionnées, les piézographies obtenues définissent une zone de contrainte minimum entre les muscles et la future prothèse.
Lors de la prononciation de mots bien précis, les lèvres ne restent pas jointes; ceci permet au matériau de s’échapper sans pousser les lèvres et les joues vers l’extérieur. De plus, les muscles s’équilibrent dans leurs fonctions et offrent une hauteur raisonnable à l’empreinte dans laquelle la prothèse sera effectuée.

§ Le travail de la musculature ainsi sollicité équilibre les mouvements de la langue qui sont maintenus dans des fonctions modérées.

§ Tout ceci donne une empreinte déterminant des forces qui s’annihilent, permettant une meilleure stabilité de la prothèse entre la langue d’une part, les lèvres et les joues d’autre part.

l’action modelante des phonèmes en piézographie

n but recherché est de créer un modelage du matériau utilisé pour effet de pression entre la langue et la sangle buccinato-labiale au cours de phonations successives et précises. Notons schématiquement que:

n Les forces centrifuges proviennent de la langue par l’énoncé des phonèmesSIS (bords latéraux) et TE, DE (partie antérieure).

n Les forces centripètes ont pour origine l’activation des muscles de la zone (principalement du buccinateur) par la prononciation du SIS et du SO, l’activation des lèvres pour les ME et PE. (R.SAMOIAN)

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n La piézographie s’effectue donc par un modelage du matériau par pression entre la langue, les joues et les lèvres. Cette empreinte s’obtient par des mots énoncés, comme indiqué ci-dessus.

n La langue exerce des forces centrifuges qui agissent sur les bords latéraux et la partie antérieure de l’empreinte.

n Les forces centripètes sont effectuées en majorité par le buccinateur et par les lèvres en agissant sur la partie vestibulaire de la piézographie.

n La phonation est l’activité orale la plus développée, et peut s’exercer sans les dents. C’est la fonction la moins affectée par la perte des structures alvéolaires. Cette fonction est la plus commode à contrôler, car elle peut aussi s’utiliser chez des personnes ayant eu des troubles d’élocution.

n Toutefois, la déglutition présente un intérêt évident dans certains cas très particuliers où la phonétique est délicate, voire impossible à utiliser:
- chez le patient sourd ou malentendant,
- chez celui atteint de la maladie de parkingson,
- chez le sujet dont la langue maternelle est étrangère au praticien.

n «Chez le denté dont la langue se trouve en position neutre, c’est à dire ni trop avancée ni trop reculée dans la cavitée buccale, un examen attentif montre que les tables occusales des 36 et 46 se trouvent exactement au niveau de la ligne de jonction entre la partie papillée et la partie lisse de la muqueuse linguale.»

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n La langue est divisée en deux parties sur sa surface ; l’une papillée et l’autre lisse. Ces deux parties sont jointes sur la périphérie et en contact avec les dents. Un examen du milieu buccal montre que, en position de repos lingual, cette jonction se situe exactement dans le prolongement de la face supérieure (table occlusale) des molaires inférieures droite et gauche.

n «La piézographie en phonation permet la construction d’une maquette mandibulaire dont la surface plane (occlusale) se trouve exactement à la hauteur de cette ligne de jonction (muqueuse papillée ; muqueuse lisse) de la langue en position neutre, de manière a reproduire les conditions anatomiques normales décrites précédemment. A partir de cela cette surface «occlusale» représente le plan de montage de la future prothèse dont le volume est modelé par la piézographie.»

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n La piézographie en phonation permettait d’obtenir une empreinte optimum. Cette empreinte définit donc dans sa partie supérieure, une surface plane correspondant à la jonction des muqueuses de la langue, et représentant la surface occlusale des dents prothétiques inférieures.

6-LES EMPREINTES ET PREPARATION DES BASES

*Les Empreintes

n Au laboratoire nous recevons des empreintes primaires réalisées par le chirurgien dentiste sur des porte-empreintes de série rectifiés. Le matériau utilisé est le plâtre, afin d’obtenir une empreinte la moins compressive possible.

n Les premières empreintes décrites ci-desssus et que le prothésiste reçoit au laboratoire, sont réalisées sur des porte-empreintes qui sont adaptés au cas traité. Un plâtre spécialement conçu pour la prise d’empreintes est utilisé car il évite de créer des tensions superficielles sur les gencives et les muscles des joues ainsi que des lèvres.

n Le porte-empreinte individuel est conçu en résine ou base plate avec des bourrelets en stents servant à la préhension.

n En fait, les empreintes sont effectuées d’une manière traditionnelle au cabinet dentaire mais avec plus de rigueur en raison de la difficulté du cas à traiter.

n La réalisation d’un porte-empreinte secondaire adapté, permet au praticien de réaliser une empreinte qui différencie les zones musculaires à éviter (freins) et d’exploiter le maximum de surface d’appui de la muqueuse.

n Le coffrage consiste à entourer l’empreinte afin de limiter l’extension du plâtre hors de celle-ci. Le plâtre dit «compensateur» permet, lors de la cuisson de la prothèse, de palier en partie aux contraintes (chaleur, pression) imposées à la résine qui entraînent des variations volumétriques.

n La partie suivante nous indiquera la phase prothétique permettant de transférer les repères de dimension dans le sens vertical de l’étage inférieur buccal (mandibule) qui, par la suite, sera exploité en laboratoire.

n Cette empreinte est coffrée puis coulée en plâtre compensateur pour le respect dimensionnel de la prothèse lors de la cuisson.

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L’occlusion

n Les bases d’occlusion sont réalisées conventionnellement en résine ou en true base et stents afin de permettre au praticien de régler la dimension verticale et d’enregistrer l’occlusion au cabinet dentaire, tout ceci d’une manière traditionnelle.

n Vous pouvez voir une base réalisée au laboratoire et qui a permis au chirurgien-dentiste d’enregistrer la dimension verticale du patient ainsi que la position de la mandibule dans le sens horizontal que nous conservons au moyen d’un appareil nommé «articulateur» sur lequel nous allons continuer le travail.
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LA BASE D’ENREGISTREMENT DE LA PIEZOGRAPHIE

n Elle est réalisée en résine sur l’empreinte secondaire après la mise en articulateur, afin de pouvoir respecter le repère donné de l’étage inférieur.

n Ceci nous permettra de réaliser une lamelle en résine positionnée sur la crête de la base d’une hauteur légèrement sous-évaluée par rapport à celle enregistrée en bouche et transférée sur l’articulateur.

n La base doit être le reflet de l’empreinte, de manière à respecter exactement les bords de la future prothèse; puis il faut déterminer sur cette base le sommet de crête, afin de visualiser l’endroit sur lequel doit être positionnée la lamelle de résine qui sera inférieure à la dimension verticale du bas que nous pourrons apprécier grâce à la mise en articulateur, après la prise de l’occlusion effectuée par le chirurgien-dentiste. La lamelle doit être d’une largeur d’environ i mm et permettre. Si nécessaire, des retouches lors de la piézographie.

n Cette base ainsi réalisée servira au praticien pour effectuer l’enregistrement piézographique qui tiendra compte de la phonation déglutition et de l’espace nécessaire à la langue et à l’environnement buccal.

n Les matériaux utilisés sont multiples, parmi ceux à notre connaissance,il y a:

- les matériaux thermo-plastiques : Adheseal, EX3N
- les thiokol type fluide
- les résines type formatray de kerr.

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L’EMPREINTE PIEZOGRAPHIQUE AU LABORATOIRE

n Le travail que nous allons vous présenter est réalisé à partir d’une empreinte en Adheseal:

n Au laboratoire nous recevons donc l’empreinte piézographique 1′après un transport précautionneux dans un bac contenant de l’eau et des glaçons, en faisant bien attention à ce qu’il n’y ait pas de choc avec les bords du récipient.

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n Préalablement, trois trous sont percés dans la base résine, afin de pouvoir y glisser des mandrins de fraises. Une partie de ces instruments est ensuite prise dans un modèle enplâtre de façon àrepositionner 1′ ensemble de lapiézographie qui y sera collée et immergée pour le transport. Le socle devra être plus large que la base, afin d’éviter d’éventuels chocs. L’idéal est de trouver une boîte carrée dans laquelle s’insérera précisément le modèle en plâtre.

n Cette empreinte nous donne l’espace prothétique avec le plan de montage des dents.

n La coulée devra donc être effectuée dans les meilleures conditions possibles afin d’en conserver toutes les qualités requises en positionnant la base sur l’empreinte secondaire et les clefs en plâtre, vestibulaires et linguales, enregistrent ces faces. Ce qui permet de visualiser, après ébouillantage, le site du montage.

n Dans le cas d’empreinte effectuée en cire buccale, il est indispensable que celle-ci soit traitée dans les plus brefs délais, du fait de sa modification volumétrique très rapide au contact d’une chaleur même faible. Les cires buccales sont d’un maniement assez difficile au cabinet dentaire pour le praticien et, par conséquent, il en est de même au laboratoire.

n Une fois l’empreinte coulée et démoulée, nous obtenons l’espace dans lequel le montage des dents et la finition de la prothèse sera exécuté.

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7-LE MONTAGE

RECHERCHE DE L’EQUILIBRE DE MONTAGE DE LA PROTHESE BIMAXILLAIRE :

• Un bourrelet de stents est élevé à l’intérieur de l’espace des clefs, afin de déterminer un plan de montage prothétique dans l’espace de l’empreinte piézographique.

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• Il faut aussi repérer ces lignes de crêtes supérieures et inférieures sur les modèles au niveau des secteurs postérieurs de la 4 à la 7, comme indiqué sur la photo ci-après.

• Pour des raisons techniques et de visualisation, nous avons collé des morceaux d’allumettes sur le plâtre, afin de tendre des petits fils parallèles aux lignes de crêtes supérieures et inférieures.

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• Ces deux repères supérieurs et inférieurs, qui vont se croiser lors de la fermeture de la mandibule, en se rencontrant vont se couper en un point qui sera le point d’appui maximum et qui déterminera donc dans beaucoup de cas l’emplacement de la cuspide mésio-linguale de la 6 supérieure. Ce point ainsi repéré nous donnera donc le départ de construction de la prothèse supérieure.

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• Le montage ainsi entrepris, il faut poursuivre en alignant les cuspides linguales des postérieures-supérieures sur la matérialisation de la crête inférieure, repérée sur la base de stents par une ligne qui situe les fosses des prémolaires et molaires inférieures. La base de stents sert de plan de montage pour la prothèse supérieure.

• Il est important que la table occlusale des postérieures soit positionnée dans l’aire de Pound, limitant ainsi la déstabilisation du bas. Le point incisif est conservé d’après le réglage de la base supérieure en bouche, le montage maxillaire est donc achevé au laboratoire.

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LE MONTAGE INFERIEUR- POSTERIEUR

• Celui-ci est effectué en contact occlusal avec le montage supérieur. Les clefs en plâtre sont présentées sur le modèle, afin de régler une à une les dents dans le sens vestibulo-lingual de la future prothèse inférieure.
A ce moment-là, il est assez difficile de juger s’il peut être possible d’exécuter le travail entièrement avec des dents en porcelaine car, les dents trop meulées, et donc affaiblies, risquent de se fracturer.



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• Sur ce cas présenté, nous sommes obligés de sculpter une prémolaire et une molaire en cire aux dimensions requises; elles seront coulées en métal, ceci pour des raisons de dureté car, les dents en résine s’abraseraient trop rapidement.

• Il est quelquefois préférable d’utiliser cette méthode (dents métalliques) dans les cas où l’espace est trop étroit pour y placer une dent prothétique du commerce.
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LE MONTAGE ANTERIEUR-INFERIEUR

• De même que pour le montage postérieur, il faut se munir de clefs en plâtre afin de visualiser l’emplacement vestibulo-lingual du groupe incisivo-canin. Lors de la mise en place des dents, il est fort possible que la place utilisable soit très étroite et que nous soyons obligés de réduire le volume vestibulo- lingual des incisives et canines; dans ce cas, nous serons donc obligés d’utiliser des dents résine que nous pourrons aisément retoucher.

• Une fois ce montage terminé, toutes les dents sont incluses dans l’espace donné par les clefs de la piézographie. Il est aussi possible de réaliser un montage anim~des antérieures, si l’espace de la piézographie vous le permet.

FINITION DE CIRE

• Les cires sont achevées en comblant le coffrage de l’empreinte et en respectant les limites des clefs (vestibulaires et linguales) ; ce remplissage permet de respecter le volume enregistré des prothèses lors de l’empreinte piézographique.
Ceci est donc extrêmement important et cette étape doit être respectée rigoureusement.

• Le montage ainsi exécuté, cire terminée, peut être présenté au praticien afin d’être essayé en bouche au cabinet dentaire.

• Le chirurgien-dentiste contrôle la qualité de la piézographie en faisant prononcer au patient certains phonèmes pour tester la qualité de son empreinte piézographique. Il peut ainsi voir si la prothèse en cire n’est pas déstabilisée lors de l’élocution, puis il vérifie également l’occlusion des prothèses.

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• Au cas où il y aurait une petite différence d’occlusion, celle-ci est reprise et le travail confié à nouveau au laboratoire. A ce stade, lorsque nous recevons les prothèses, il faut donc que les modèles soient repositionnés sur articulateur avec le nouvel enregistrement. Le montage du haut est corrigé, et soumis au nouvel essayage par le praticien jusqu’à ce qu’il obtienne un bon résultat. 

FINITION DES PROTHESES :

PREPARATION DES FINITIONS DE PROTHESES

n Après avoir été essayées en bouche et lorsqu’elles donnent pleine satisfaction au patient et au chirurgien-dentiste, les prothèses peuvent être terminées.

n La prothèse supérieure peut être mise en mouffle après avoir été préparée (faux palais, finition des collets), la compression du post-dam a été préalablement contrôlée en bouche et réalisée sur le modèle en plâtre au cabinet dentaire par le chirurgien dentiste.

n La prothèse inférieure est elle aussi contrôlée et collée sur son modèle afin d’être mise en mouffle. Voici ce qu’il faut regarder :
- que chaque dent soit bien à sa place,
- que tous les points d’occlusion soient présents avant la cuisson.

n Au cas où une ou plusieurs dents auraient bougé, il est nécessaire de la ou les remettre en bonne position. Une fois ces préparations effectuées, les maquettes des prothèses en cire peuvent être désoclées de l’articulateur, mises en mouffle et cuites.

EQUILIBRAGE DES PROTHESES

n Après démoufflage, il est nécessaire de nettoyer les modèles récupérés les prothèses cuites restant sur ces modèles et de les remettre sur les socles d’articulateur, afin de pouvoir équilibrer les prothèses terminées.

1) équilibrage centré

n Les prothèses remises en articulateur sont alors équilibrées en relation centrée. Pour ce faire, il faut obtenir sur les postérieures peu meulées les contacts habituels, c’est-à-dire un point sur chaque cuspide de molaire ou trois points au minimum en tout par molaire, deux points par prémolaire.

n Lors de la cuisson, les variations de la résine font que des points d’occlusion disparaissent et c’est pourquoi il faut les obtenir en effectuant des meulages sélectifs.

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2) diduction droite ou gauche

n La latéralité doit s’effectuer afin d’obtenir si possible une fonction de groupe: contacts travaillant et non travaillant droite et gauche, afin de stabiliser les prothèses lors de la mastication






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3) Propulsion:

n Contacts non travaillants droite (nous pouvons remarquer qu’il y a peu de contacts, seules les molaires sont actives à effectuer les contacts travaillants car il n’a pas été possible d’en obtenir plus)
Des rectifications sont exécutées simultanément à droite, à gauche, et sur les antérieures afin de concrétiser des contacts antérieurs et postérieurs. Tout ceci présente des contacts permettant un équilibre des prothèses lors- que la mandibule avance.

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FINITION DE LA RESINE

n Après une finition parfaite des cires, le grattage consiste à enlever les bavures (s’il y en a) et d’effectuer de petites sculptures en vestibulaire et le granitage, en veillant à laisser les poches de Fisch bien remplies. Nous effectuerons le polissage des prothèses, un essayage en bouche s’ensuivra. Un équilibrage secondaire sera effectué ultérieurement.

n La sculpture de la gencive vestibulaire ne doit pas être trop importante, mais bien étudiée, afin de ne pas créer de risque de bourrage alimentaire. Les poches de fish, elles, par contre, doivent être comblées de façon à obtenir un léger bombé qui empêchera toute rétention alimentaire.

n Le granitage des surfaces de résine est à l’appréciation de chacun. Les faces linguales sont terminées en fonction de ce que nous a donné la clef, sans effectuer de sculpture, chose impossible dans beaucoup de cas, du fait du peu d’épaisseur de la prothèse à ce niveau.

8-CONCLUSION

n La piézographie est une technique de réalisation de prothèse adjointe totale, assez difficile à maîtriser au cabinet dentaire ainsi qu’en laboratoire.

n Elle est d’une grande utilité pour des cas exceptionnels que nous pourrons rencontrer; elle permet:
- d’obtenir d’emblée l’espace prothétique sans avoir à modifier les volumes de la prothèse.
- de donner une meilleure stabilité à la prothèse en ménageant la place nécessaire au fonctionnement de la musculature buccale.

n La piézographie ne restera certainement qu’une technique de travail employée dans des cas extrêmes en nous offrant un travail de recherche d’optimisation de la prothèse, qui n’est pas sans risque d’erreur

Introduction à la prothèse conjointe

La prothèse conjointe est une forme particulière de l’appareillage prothétique dentaire qui se
caractérise par la conjonction ou des artifices prothétiques des organes dentaires préparés. 
 
 
II Définition 
La prothèse conjointe encore appelée prothèse partielle fixée consiste en la restauration ou
remplacement d’une ou plusieurs dents, en prenons pour support les dents naturelles tout en
les conservant. 
 
 
III Notions fondamentales en prothèse conjointe et définition des termes employés 
 
III.A. Pilier 
C’est une dent où la racine naturelle en bouche est utilisée comme support d’une prothèse
fixée, ce pilier peut être extrême lorsqu’il est en regard du segment édenté ou intermédiaire
lorsque l’édentation se trouve de part et d’autre. 
 
 
III.B. Taille 
Décortication ou préparation coronaire périphérique, c’est l’élimination de toute la couche
d’émail et d’une plie de la dentine par usure à l’aide d’une instrumentation spécifique. 
 
III.C. Moignon (préparation) 
C’est le reliquat d’une couronne dentaire clinique après préparation coronaire périphérique,
c’est dans le résultat d’une taille, c’est-à-dire ce qui reste à la fin de la dent pilier. 
 
III.D. Dépouille 
C’est l’inclinaison des parois d’une préparation qui en permet la prise d’empreinte et le
démoulage selon un axe sans fracture ni déformation du matériel, on dit que les parois de la
préparation sont convergentes vers la face occlusale, cette convergence ne doit pas être
exagérée, l’angle de ces parois est entre 6 et 10° (pour faciliter l’insertion et la désinsertion de
l’empreinte de l’empreinte et par la suite de la coiffe) 
 
III.E. Axe d’insertion 
C’est la direction selon laquelle une prothèse est mise en place et déposée sans difficulté. 
 
III.F. Ancrage (couronne prothétique) 
C’est le dispositif de la prothèse conjointe qui recouvre le pilier, c’est l’élément de la prothèse
conjointe restaurant une couronne dentaire préalablement préparée, il est utilisé soit comme
restauration unitaire soit comme moyens d’ancrage d’un pont. 
 
III.G. La travée (la pontique, pontic) 
Correspond aux dents artificielles qui remplacent les dents perdues, la travée occupe l’espace
habituel occupé par la dent naturelle et permet de restaurer la fonction. 
 
III.H. Limite cervicale d’une préparation (LC) 
C’est la ligne marquant du côté cervical, la fin de la préparation, cette ligne peut revêtir
différentes formes cliniques (simple tracée, congé ou un épaulement), selon le type d’ancrage,
comme cette limite peut être située différemment par rapport à la gencive marginale, elle peut
être supra, juxta ou infra-gingivale. 
 
III.I. Rapports de l’ancrage 
 
III.I.a. Avec la préparation 
La couronne prothétique doit s’encastrer sur le moignon avec le maximum de précision, cette
précision doit se retrouver au niveau de la limite cervicale où il ne doit exister aucun hiatus,
de plus, la gencive marginale et la papille interdentaire ne doivent être ni agressées ni
comprimées. 
 
III.I.b. Avec les dents naturelles (adjacentes) 
Le point de contact interdentaire doit être rétabli avec les couronnes dentaires adjacentes. 
 
III.I.c. Avec les dents antagonistes (naturelles ou artificielle) 
Il doit y avoir des rapports de force maximales avec ces antagonistes, l’engrainement
fonctionnel et physiologique constitue le but même de toute constitution prothétique (même
les restaurations esthétiques devront satisfaire aux impératifs fonctionnelles) 
 
III.J. Scellement 
Opération de laboratoire qui consiste à fixer de façon intime à l’aide d’un film de ciment, un
ancrage sur sa préparation, il constitue l’ultime étape d’une restauration conjointe, il est
d’abord provisoire puis définitif. 
 
IV Classification des différents types d’encrages 
 
IV.A. Ancrages coronaires 
 
IV.A.a. Couronnes de recouvrement total: couronne de revêtement, ou coiffe 
C’est un artifice de restauration et de rétention scellé sur toute la surface d’un moignon
coronaire, ces couronnes reproduisent l’anatomie de la dent en tenant compte de l’occlusion et
des contacts proximaux (exemple: CIV, couronne coulée, CCM…) 
 
 
IV.A.b. Couronne coulée (CC) 
C’est une couronne de revêtement complète en alliage coulé à partir d’une maquette en cire,
elle est peut esthétique, réservée aux dents postérieure pulpées ou non-pulpées, elle constitue
un excellent pilier de bridge. 
 
 
IV.A.c. Couronne à incrustation vestibulaire (CIV) 
C’est une couronne de revêtement totale possédant un élément cosmétique vestibulaire en
résine et en céramique destiné a masquer le métal pour des raisons esthétiques, indiquée sur
une dent pulpée ou non, siégeant dans la région antérieure, pour la limite cervicale: c’est un
épaulement vestibulaire et un congé lingual. 
 
 
IV.A.d. Couronne Jacket 
C’est une couronne de revêtement totale en général en résine ou céramique utilisée comme
restauration unitaire des dents antérieure surtout pour ses qualités esthétiques.
La limite cervicale est un épaulement périphérique (large décortication). 
 
 
IV.A.e. CCM 
C’est un couronne de revêtement total sur laquelle par un procédé spécial de cuisson de la
céramique, on masque la face vestibulaire ou la totalité de la couronne, la limite coronaire est
un épaulement ou épaulement+congé. 
 
IV.B. Couronnes de recouvrement partiel 
Ces coiffes respectent les faces vestibulaires des dents, elles contournent les faces linguales,
proximales et occlusales des dents.
 
IV.B.a. Les Onlays 
(On: sur, Lay: poser)
Couronne 3/4 et 4/5, c’est des couronnes métalliques partielles coulées recouvrant tout ou une
partie de la face linguale (incisive ou canine) et de la face occlusale (molaires et prémolaires)
ainsi que les faces proximales d’une dent en général pulpée en rétablissant des rapports de
contiguïté et d’antagoniste, seule la face vestibulaire est préservée pour des raisons esthétiques
, ces onlays comporte des éléments destinés à accroître leur résistance et leur rétention (Slice-
cut, les rainures, cannelures, tenons dentinaires et épaulement) peuvent être utilisés comme
ancrage de bridge. 
 
IV.B.b. Les Inlays 
Incrustation métallique intra-coronaire, blocs métallique au rapport biface reproduisant la
morphologie de la dent ainsi que ces rapports d’antagonisme et de contiguité. 
 
IV.C. Ancrages corono-radiculaires 
Couronne de substitution car elle se substitue à la couronne dentaire qui n’existe plus.
 
IV.C.a. Couronne Davis 
En résine ou en porcelaine, s’agrégeant sur une racine par un tenon radiculaire calibré sur
laquelle elle sera scellée, c’est une restauration unitaire sur dents en général antérieures
dépulpés très délabrées. 
 
IV.C.b. Couronne Richmond 
Comporte une infrastructure qui est le tenon radiculaire, de longueur, d’épaisseur et de forme
codifiée et d’une chape sertissant les moignons et une suprastructure représentée par une
facette vestibulaire cosmétique et d’un talon lingual coulé, cette restauration est utilisée
comme restauration unitaire ou ancrage de bridge. 
 
IV.C.c. Inlays care 
L’infrastructure de la couronne Richmond va supporter un moignon métallique qui sera
recouvert par une CIV, CCM ou pas une couronne Jacket. 
 
IV.D. Bridges 
C’est un artifice prothétique qui s’agrège aux organes dentaires visant au remplacement des
dents absentes afin d’assurer la fonction, le pont le plus simple c’est lorsqu’on a absence d’une
dent, il doit avoir au minimum deux piliers
Pour pouvoir insérer et désinsérer facilement un pont, il doit exister un parallélisme entre les
différents piliers.
Dans un pont: 
• Les dents préparées en vue de supporter le pont sont les points d’appuis ou piliers.
• Les éléments du pont qui viennent s’agréger sur les piliers et les reconstitutions sont les
moyens d’ancrage du pont.
• La travée du pont franchie l’espace édenté et remplace les dents absentes.
• Les dents actifs constituants la travée sont appelées les dents intermédiaires ou
intermédiaires de pont.
• La portée du pont est définie par le nombre d’intermédiaires (courte, moyenne et longue
portée

Examen clinique et plan de traitement en prothèse conjointe

I Examen clinique d’un patient en vue d’une prothèse conjointe 
Avant de commencer toute construction en prothèse conjointe, il est impératif qu’un
diagnostic soit posé, il se fera grâce à un examen général et à un examen buccal.
 
I.A. Interrogatoire ou anamnèse 
S’il existe le moindre doute sur l’état général de santé du patient, un médecin doit être consulté
(patient présentant une allergie aux métaux, patient souffrant de trouble cardio-vasculaire, pas
d’adrénaline qui augmente le rythme cardiaque et la pression artérielle)
Il faut évaluer la motivation du patient et son hygiène bucco-dentaire.
Il faut être attentif à ses exigences esthétiques.
Rechercher des troubles de l’ATM. 
 
I.B. Examen de la cavité buccale 
Plusieurs points sont à considérer: 
• Hygiène orale du patient, présence de tartre
• Evaluation de l’état général des dents, malpositions, rotations, caries, mobilités à rechercher. 
Toute influence doit être révéler, l’état parodontal, le parodonte sera examiner de près
(recherche de poches parodontale), recherche la présence de récession gingivale
• Testes de vitalité pulpaire, examen des obturation et des reconstitution (les maintenir ou les
refaire)
• Zones ou segment édenté doivent être palpés et examinés
• Les rapports des arcades entre-elles seront noté, étudier les rapports occlusaux (recherche
des facettes d’usure ou abrasion)
Cet examen buccal, sera complété par un examen radiographique. 
 
II Bilan radiographique 
L’examen radiographique complet est indispensable, il permet de mettre en évidence: 
• Les caries proximales récidivantes sous obturations.
• Présence de lésion apicale. 
Toute pathologie péri-apicale doit être traitée et stabilisé avant la taille.
• Apprécier la qualité du traitement endodontique.
• Le niveau osseux est apprécié surtout autour des dents supports.
• Le volume, la forme, la longueur et l’orientation des racines (une racine courte est contre
indiquée comme pilier)
• Le volume et l’emplacement de la chambre pulpaire (s’il est important: risque de perforation
pulpaire lors de la taille)
• Présence éventuelle de dents incluses, de racines, de fragments radiculaires.
• Appréciation des tissus de soutien, élargissement de l’espace desmodontal est à relier à un
contact prématuré ou à un trauma occlusal. 
 
III Plan de traitement 
Il est fonction de l’examen clinique, certaines décisions seront réservées en attendant le
résultat du traitement préprothétique.
 
III.A. Etude des moulages de diagnostic 
Les modèles sont indispensables pour avoir une vue d’ensemble sur les possibilités
thérapeutiques, ils sont réalisés à partir d’empreinte fidèle à l’alginate, mais les surfaces
occlusales ne doivent pas comporter de bulles. 
 
III.B. Traitement préprothétique 
 
III.B.a. Amélioration de l’état buccal 
Informer le patient des méthodes et des règles d’hygiène bucco-dentaire, faire un détartrage. 
 
III.B.b. Les traitements chirurgicaux 
Extraction pour les racines résiduelles, régularisation des crêtes édentés, exérèse des exostoses
si elles sont douloureuses et épineuses. 
 
III.B.c. Traitements endodontiques 
Traitement de toutes les dents cariées, reprise de traitement endodontique douteux, traitement
canalaire des dents mortifiées, reconstitution des dents dépulpées et délabrés. 
 
III.B.d. Traitement orthodontique 
En général, il s’agit de traitement mineur, réduction des dents mobiles. 
 
III.B.e. Equilibration pré-prothétique 
 
III.C. Traitement préprothétique proprement dit 
Il doit passer par l’évaluation des dents supports, tout élément prothétique doit pouvoir
supporter les forces occlusales constantes auxquelles il est soumis surtout lorsqu’il s’agit de
réaliser un bridge car les contraintes s’exerçant au niveau des dent absentes sont transmises
aux points d’appui par l’intermédiaire des connections et des moyens d’encrage.
Lorsqu’on aura à réaliser un pont ou un bridge de courte, moyenne, ou longue portée (bridge
polygonal), ce pont peut être entièrement métallique (coulé), peut être mixte avec des
éléments cosmétiques en résine ou céramique,
On doit: 
 
III.C.a. Déterminer le nombre de dents support 
Le nombre de dents support est fonction de leur situation sur l’arcade, l’augmentation du
nombre de pilier améliore l’équilibre et la rétention du bridge.
Pour ROY, il existe 5 plans, 
un plan incisif (2 centrales et 2 latérales)
2 plan canin et 
2 plans prémolo-molaires
Dans le cas d’une reconstitution conjointe, l’immobilité des dents dépend de l’utilisation des
piliers choisis dans divers plans de ROY. 
 
III.C.b. Choix des dents supports 
Se fait en fonction du coefficient masticatoire, des dents absentes et des dents piliers.
Loi de Duchange: "la somme des coefficient masticatoires des dents piliers doit être supérieur
ou égale à la somme des coefficient masticatoire des dents absentes"
 
Coefficients 2 1 4 3 3 6 6 4~5 
A.supérieure 1 2 3 4 5 6 7 8 
 
A.inférieure 1 2 3 4 5 6 7 8 
Coefficients 1 1~2 4 3 3 6 6 4~5 
 
III.C.c. Valeur du pilier 
- Elle est fonction de sa hauteur coronaire, une dent courte est plus rétentive qu’une dent haute
- La valeur du pilier est fonction de la forme de la racine, une racine large dans le sens
vestibulo-lingual est aplati dans le sens mésio-distal est plus favorable qu’une racine à section
circulaire. 
Pour les pluri-radiculés, une dent à racine divergente est préférable et constitue un meilleur
encrage qu’une dent dont les racines sont fusionnées.
- La valeur du pilier dépend aussi du rapport corono-radiculaire, il concerne la longueur
coronaire extra-osseuse d’une part et la longueur radiculaire intra-osseuse d’autre part 
Le rapport couronne-racine le plus favorable pour une dent devant servir d’appui pour un
bridge est de 2/3 (la racine doit être 2 fois plus longue), le rapport 1/1 est le minimum
acceptable.
- La hauteur prothétique au niveau du segment édenté doit être suffisante en occlusion pour la
travée du bridge. 
 
III.C.d. Type d’ancrage 
L’ancrage est la partie du bridge qui se scelle sur la dent pilier ou le moignon, l’ancrage est
choisi en fonction de la dent support qui peut être pulpée (onlays) ou dépulpée.
Pour les dents pulpées, ancrage à recouvrement partiel onlays
Pour les dents délabrées: ancrage intra-coronaire, type inlay, couronne ou Richmond.
L’indication ou la contre indication dépend de: 
La morphologie
La rétention exigée par le bridge
De la vitalité pulpaire
De l’importance du secteur édenté
De la situation de la dent sur l’arcade au niveau antérieur ou postérieur. 
 
IV Différents temps de l’exécution d’un bridge 
• Recherche de l’axe d’insertion.
• Préparation d’une prothèse provisoire conçue en fonction des décortications.
• Taille des dents piliers suivant l’axe d’insertion choisi et suivant le choix de l’ancrage.
• Prise d’empreinte des préparations à l’aide d’élastomère.
• Mise en place des prothèses provisoire pour maintenir le niveau d’occlusion et pour éviter
les agressions thermiques et chimiques des moignons.
• Coulée de la couronne métallique.
• Mise en articulateur semi-adaptable pour sculpture de l’armature en cire.
• Essayage de l’armature en bouche: vérifier l’ajustage cervical au niveau des la limite
cervicale, sa rétention et son occlusion.
• Mise en place du revêtement cosmétique au laboratoire (résine ou céramique)
• Essayage en bouche du bridge terminé.
• Scellement provisoire.
• Scellement définitif si tout va bien. 
 
V Les implants dentaires 
Actuellement, ils replacent les bridges, d’implantologie enveloppe tous se qui ne peut être
réaliser par les méthodes classiques 
 
V.A. Indications 
• Stabilisation des prothèses complètes
• Obtenir des points d’appuis postérieurs chez l’édenté
• Disposer d’un pilier supplémentaire lorsqu’un bridge de longue portée ne peut être réalisé 
 
V.B. Contre-indications : sont d’ordre médical 
• Diabétique
• Cardiopathe
• Tares sanguines
• Psychopathes 
 
VI Conclusion 
En prothèse conjointe, il ne s’agit pas uniquement de remplacer les dents perdues mais de
conserver les dents naturelles restantes

Equilibration en prothèse totale adjointe

L’équilibration constitue la dernière étape de la restauration prothétique, elle est destinée à assurer une répartition harmonieuse et durable des forces masticatoires sur l’ensemble des tissus de support et sur leur infrastructure osseuse aussi bien en relation centrée qu’au cours des différentes fonctions excentrées à savoir la latéralité et la propulsion.
Rappel fondamental :
Les dents postérieures supérieures et inférieures possèdent des cuspides qui ont été différenciées par Alkerman en :
- les cuspides d’appuie :
C’est les cuspides primaires d’occlusion, de support, ou de soutient, qui vont se loger dans les fossettes, et qui sont : les cuspides palatines supérieures et vestibulaires inférieures et qui rentrent en contact avec le fond d’une face occlusale d’une dent antagoniste, ces cuspides ne seront jamais meulés car on entraînerait une diminution du pouvoir de mastication et une chute de la dimension verticale. (Elles assurent le maintient de la DV si on utilise un articulateur semi adaptable, mais avec l’occluseur on peut les toucher).
- les cuspides de surplomb :
C’est les cuspides guides, ou cuspides secondaires d’occlusion, ce sont les cuspides vestibulaires des dents maxillaires et les cuspides linguales mandibulaires, ces cuspident peuvent être meulées sans grand dommage si elles sont responsables des interférences occlusales à l’origine d’un déséquilibre prothétique.
Equilibration immédiate :
Objet ou but :
Cette équilibration immédiate (extemporanée) se fait le jour de l’insertion de la prothèse en bouche (livraison).
Son but c’est de ne pas faire subir aux tissus recouvrant la surface d’appuie des pressions excessives localisées au niveau des seuls points de contact prématurés, ces pressions limitées aux zones de surcharge occlusale se traduiraient par un tassement de la fibromuqueuse et souvent même par un modelage de l’os sous jacent.
Elle se fait sur articulateur et ne doit pas être réalisée en bouche pour les raisons suivantes :
- certains points de contact imperceptibles en bouche risquent de provoquer des phénomènes de dérapage et un déséquilibre antérieur de la prothèse.
- la précision des corrections est faible en bouche car sur articulateur la visibilité des rapports dento-dentaires est directe.
Meulage en relation centrée :
L’objectif recherché par ce meulage en relation centrée est la répartition uniforme des contacts dento-dentaires entre les dents maxillaires et mandibulaires.
Une cuspide entre en contact avec une fosse ou une gouttière intercuspidienne et le problème qui se pose est le suivant : « faut-il réduire la cuspide ou approfondir la fosse »
A cette question précise on peut répondre :
- il ne faut pas meuler les cuspides de support ou de soutient (cuspides palatines maxillaires et cuspides vestibulaires mandibulaires).
- cependant, on peut modifier les cuspides guides ou secondaires.
- une cuspide active responsable d’un contact prématuré ne sera réduite que lorsqu’au cours d’un mouvement de diduction, elle gênera le contact bi cuspidien du côté opposé.
- dans le cas contraire, c’est la fosse qui sera approfondie.
- deux autres dysharmonies interocclusales peuvent exister : un dérapage antérieur, dans ce cas le meulage s’effectuera aux dépend des versants cuspidiens mésiaux supérieurs et distaux inférieurs soit la formule : MS – DI.
Si l’erreur est trop importante ou que le dérapage est latéral important, il faut refaire le montage des dents postérieures.
Meulage en latéralité :
Il s’effectue en deux étapes :
Equilibration du côté travaillant :
Le meulage devra s’effectuer transversalement du côté travaillant et diagonalement du côté balançant, il préservera toujours les points de contact en relation centrée, le meulage devra respecter la morphologie occlusale.
Si les contacts intéressent le côté travaillant, ils sont de deux types :
- un contact entre le versant externe de la cuspide palatine et le versant interne de la cuspide linguale, il faut meuler dans ce cas la cuspide linguale.
- un contact entre le versant externe de la cuspide vestibulaire mandibulaire et le versant interne de la cuspide vestibulaire maxillaire, il faut meuler dans ce cas la cuspide vestibulaire maxillaire.
Equilibration du côté balançant :
L’équilibration se fera jusqu’à obtention de contact entre les versants internes des cuspides palatines maxillaires et les versants externes des cuspides vestibulaires mandibulaires.
Ces contacts assurent la stabilité de la prothèse pour les mouvements de latéralité, ils sont dits équilibrants.
Meulage en propulsion :
Dans les mouvements de propulsion, il faut obtenir des contacts antérieurs équilibrés par des contacts postérieurs.
- au niveau antérieur, l’objectif c’est d’obtenir le glissement en propulsion au minimum entre une dent maxillaire et une dent mandibulaire.
- au niveau postérieur, on doit avoir au minimum : un contact entre une molaire maxillaire et une molaire mandibulaire à droite et à gauche.
En propulsion, s’il existe des prématurités sur les dents antérieures, elles seront meulées de la façon suivante :
- sur les incisives et canines mandibulaires : il faut meuler dans le sens vestibulo-lingual le bord libre, et sur les incisives et canines maxillaires dans le sens palato-vestibulaire à fin de respecter la trajectoire incisive.
- sur les dents postérieures, il faut meuler les versants distaux des cuspides vestibulaires maxillaires jusqu’à obtention d’un contact généralisé soit les versants mésiaux des cuspides linguales mandibulaires.
Selon la formule : DS – MI.
Rodage à l’aide d’une pâte abrasive :
Il à pour objet de polir toutes les aspérités (inégalités) qui risqueraient de créer des zones de friction au cours de mouvement de glissement.
Ce rodage sera fait en relation centrée, en propulsion, et en latéralité pour cela il faudra bien marquer à nouveau les contacts interocclusaux et procéder au polissage avec des meulettes vertes en Dedecco, en caoutchouc, ensuite on utilise des pâtes abrasives.
Résumé :
Tout meulage sélectif doit obéir aux impératifs suivants :
- répartir la charge occlusale d’une façon harmonieuse sur toute l’étendue de la surface occlusale des deux arcades.
- préserver au maximum la D.V.O.
- préserver la convexité des cuspides actives primaires.
- augmenter les versants cuspidiens stabilisants et diminuer tous les versants cuspidiens balançants.
- pratiquer le meulage avant le rodage.
Equilibration secondaire :
On appelle équilibration secondaire l’ensemble des manipulations conduites au cabinet et / ou au laboratoire intervenant au terme d’une période plus au moins longue de l’adaptation, et destinée à assurer une répartition harmonieuse de la charge occlusale au cours de toutes les occlusions centrées et excentrées.
Il faut procéder de la même manière que plus haut, d’abord faire une équilibration en relation centrée, soit une équilibration lors des mouvements fondamentaux et terminer le travail par un rodage des zones à meuler.
Equilibration médiate :
Il s’agit de toutes les corrections inter occlusales devant intervenir entre l’équilibration immédiate réalisée le jour de la livraison, et l’équilibration secondaire finale au moment optimal ou la prothèse à achever son intégration organique et psychique.
Leurs objectifs sont destinés à corriger progressivement les déséquilibres occluso-articulaires même légers.
La technique consiste à revoir le malade le lendemain de la livraison et de voir si le patient est satisfait ou non.
Dans le 2ème cas, il faudra procéder immédiatement à la recherche des causes des prématurités et à les éliminer et ensuite de prévoir une équilibration secondaire jusqu’à obtention d’un confort optimal

La prothèse immédiate

Il s’agit d’une prothèse transitoire (ou provisoire) conçue avant les extractions et insérée juste après celle-ci.
L’objectif :
- le remplacement sans transition des organes dentaires.
- la préservation de l’aspect esthétique.
- la conservation de la DVO primitive.
- la préservation de la phonation.
- l’amélioration du processus de cicatrisation et l’ostéogenèse.
Les indications :
- la position sociale.
- la vie affective : le patient trouvera toujours humiliante et dégradante la période d’édentation.
- l’âge : les jeunes sont beaucoup plus pressés que les vieux.
- les circonstances particulières : les fêtes, les mariages.
Les contres indications :
- une santé défaillante : cardiopathie, affection sanguine, diabète.
- la présence de foyers infectieux.
Avantages :
- la conservation de l’intégrité des structures musculaires et articulaires.
- la préservation de l’ATM.
- l’adaptation à la prothèse définitive.
- éviter la résorption.
Inconvénients :
- le coût et le temps de réalisation élevé.
- des rebasages fréquents.
Technique de réalisation de la prothèse immédiate :
- prise d’empreinte préliminaire à alginate, et la coulée au laboratoire : elle permet de conserver les documents prés extractionnels POP, DVO, RC, forme et dimension des dents.
- empreinte secondaire : confectionner un PEI, et on met sur les dents un peut de cire puis de la résine au dessus.
- prise d’empreinte de travail.
- ajustage du PEI.
- faire un joint périphérique.
- prise d’empreinte avec un matériau plastique au tiochol, éviter la pâte à oxyde de zinc eugénol.
- la coulée de l’empreinte, la confection des bourrelets d’occlusion, prise d’occlusion, DVR, DVO, et le montage des dents.
- la préparation du patient : une antibiothérapie la veille puis le mettre sous hémostatique.
- construction de la prothèse au laboratoire : le but est de supprimer les dents naturelles existantes sur le modèle et de les remplacer par des dents artificielles et de transférer la maquette ainsi obtenue en une prothèse bien finie.
En clinique on fait des extractions avec régularisation des septums et élimination des épines saillantes, on peut utiliser un produit de mise en condition tissulaire, et sutures.
Mettre la prothèse en bouche.
Les doléances :
- ne pas retirer la prothèse les premières 24 heures.
- mettre de la glace les premières heures.
- prendre des sédatifs s’il à mal.
- une nourriture liquide.
- 24 heures après retirer la prothèse avec précaution, elle sera lavée avec du sérum, et la surface d’appuie sera examinée et dépourvue de pansement qui sera remplacé par le matériau de mise en condition tissulaire.
La prothèse immédiate constitue un procédé de choix pour réduire au minimum le difficile passage de l’édentement partiel à l’édentement total, elle accélère la cicatrisation et permet l’adaptation rapide à la nouvelle prothèse

Rebasage en prothèse totale

Le rebasage signifie le renouvellement total de la base d’une prothèse en vue de sa meilleur adaptation à tout les tissus.
Il convient de distinguer le rebasage du remarginage des bords.
Indications du rebasage :
- amélioration de la valeur mécanique et fonctionnelle d’une base prothétique qui à perdue avec le temps son adaptation mécanique mais satisfaisante du point de vue esthétique.
- suite à une résorption osseuse physiologique, appareillage juste après l’extraction.
- résorption pathologique due à l’existence de maladie à caractère évolutif (diabète).
- rendre plus stable et plus confortable une prothèse très ancienne appartenant à un patient très âgé (un infirme).
- répartir la D.V.O correctement.
- pour modifier le niveau du P.O.P.
- dans le cas de base poreuse.
Contres indications :
- une prothèse peu esthétique.
- la grande instabilité de la prothèse.
- une grave erreur d’occlusion.
La technique :
Technique directe à la résine auto :
Elle se réalise à titre exceptionnel de manière très rapide car réalisée en bouche, elle présente des inconvénients liées à la résine qui peut brûler la muqueuse, elle peut indisposer le malade d’une allergie au monomère.
Des porosités qui apparaissent dans le temps entraînent des micro anfractuosités pouvant retire les aliments et déclancher des maladies tel que les mycoses, et entraîner la mauvaise haleine, il aura une mauvaise union entre les deux résines.
Technique indirecte :
- faire une empreinte analytique (secondaire) de réadaptation anatomo-fonctionnelle.
- le remarginage des bords de la prothèse avant le rebasage avec la pâte de Kerr (postérieur, latéral, vestibulaire, antérieur).
Il se fait comme une empreinte secondaire :
- couler l’empreinte au laboratoire.
- retirer le matériel de l’intrados.
- faire une mise en articulateur.
- faire un montage correct (l’occlusion en articulé de Tench).
- réajuster la plaque basse.
- finir la cire, et faire la mise en moufle.
- faire la polymérisation et faire la finition